traduction être chef de dans le dictionnaire Francais - Arabe de Reverso, voir aussi 'être à cran',être à jour',être à qqn',être à table', conjugaison, expressions idiomatiques Sans détailler ses sources, Ibn Khaldoun considère le contenu des bibliothèques perses comme détruites sous l'ordre du calife Omar. La dernière modification de cette page a été faite le 14 décembre 2020 à 11:38. L'on doit seulement constater qu'il fait consciencieusement le travail pour lequel il est payé »[77]. Les Bédouins sont jugés par Ibn Khaldoun comme le peuple le plus courageux[134]. L'Encyclopédie (1751-1772) de Denis Diderot et Jean le Rond D'Alembert met particulièrement en évidence l'héritage implicite d'Ibn Khaldoun. Ce dernier lui propose une nouvelle fois le poste de chambellan qu'Ibn Khaldoun, prudent, refuse à nouveau, préférant devenir l'intermédiaire entre les princes et les tribus qu'ils veulent enrôler, principalement celle des Dhawawidas[73]. "Comme l'un des premiers fondateurs des sciences sociales". ». En 1806, Silvestre de Sacy publie quelques extraits de la Muqaddima dans sa Chrestomathie arabe[163] ; ce n'est qu'alors que le monde arabe commence à comprendre l'intérêt et l'originalité de son œuvre[30]. Ainsi, à l'époque du Moyen Âge de la civilisation occidentale, Ibn Khaldoun pense le rapport au savoir d'une façon étonnamment moderne[176]. Par ailleurs, Ibn Khaldoun indique que la vie bédouine est à l'origine de la civilisation dans la mesure où les Bédouins se contentent de satisfaire leurs besoins tandis que les sédentaires sont attirés par le confort et le luxe[132]. Ils n'ont ni menuisiers, ni tailleurs, ni forgerons, ni les autres artisans qui pourraient leur fournir tout ce qui est nécessaire pour vivre de l'agriculture »[140]. Il joue également le rôle de modérateur au sein de la tribu eu égard du respect et de la vénération qu'on lui porte[137]. Dans son autobiographie, Khaldoun retrace sa descendance à l'époque de Mahomet à travers une tribu arabe du Yémen, en particulier de l'Hadramaout, qui s'est installée dans la péninsule Ibérique au viiie siècle au début de la conquête musulmane. Tandis que toutes les autres régions islamiques sont engagées dans des guerres de frontières et des luttes intestines, l'Égypte, en particulier Le Caire, jouit, sous le règne des mamelouks, d'une période de prospérité économique et culturelle[101]. Il aurait dû jouir de l'admiration et de la considération générale. Pour Nassif Nassar, auteur de La pensée réaliste d'Ibn Khaldoun paru en 1967, il faut considérer les idées d'Ibn Khaldoun tout en conservant un esprit critique vis-à-vis de celles-ci car le travail sur la base unique de ses récits est insuffisant : « Nous remarquons que ce qu'Ibn Khaldoun a dit à son époque reste valable parce que les sociétés conservent les mêmes systèmes, nos sociétés sont aussi despotes […] Mais je pense que la pensée d'Ibn Khaldoun n'est pas du tout suffisante pour avoir une version adéquate et globale de nos sociétés. Il participe par la suite à quelques opérations militaires importantes avant de retourner à Biskra[79]. Il entre momentanément au service du sultan mais sent la méfiance d'Abou al-Abbas à son égard et se sent même surveillé, voire menacé[70]. Aucun de ses prédécesseurs ou de ses contemporains n'a conçu ni réalisé une œuvre d'une ampleur comparable. Quelquefois, à la demande expresse du sultan, il écrivait aussi la formule consacrée : « Au nom de Dieu, le Clément, Miséricordieux », ou encore les titres du souverain »[39]. Il y indique par exemple que « les seuls peuples à accepter l'esclavage sont les nègres, en raison d'un degré inférieur d'humanité, leur place étant plus proche du stade animal »[147]. Grâce aux documents d'archives que lui avaient légués ses parents, Ibn Khaldoun retrouve les anciennes possessions espagnoles de sa famille dont il observe « le fleuve […], la plaine, les champs de blé et de céréales, les maisons et les fermes proprettes, aux murs recouverts de clématites et de lierre, avec une lueur de mélancolie dans les yeux »[57]. Mais ce séjour en Andalousie est surtout l'occasion pour Ibn Khaldoun de se rendre compte que partout en Europe, que ce soit en Espagne, en Italie, en France ou en Grande-Bretagne, existent des affrontements impliquant les familles au pouvoir, les vassaux et les courtisans[56]. Elle est conçue à l'origine comme décrivant l'histoire des Berbères. En 1370, son intérêt pour la politique reprend le dessus alors qu'une alliance entre les souverains de Tunis et de Tlemcen s'est constituée contre Abou al-Abbas[72]. 4 mars 2018 - Les meilleures offres pour Algérie 1850 S Gravure avec belle Coloration GRAND CHEF ARABE 20 x 27 cm sont sur eBay Comparez les prix et les spécificités des produits neufs et d'occasion Pleins d'articles en livraison gratuite! La garde du sultan lui fit une haie d'honneur. Ce dernier est consacré à la jurisprudence, la théologie, la philosophie, aux sciences pures et appliquées, les méthodes d'enseignement, la rhétorique et la poésie[93]. Ils ne se disent pas pourquoi, après avoir brillé pendant quelques générations, telle dynastie finit par s'éteindre. », « la fausse identité [Berbère] pourrait être valide. En septembre 1372, appelé par la cour de Fès, Ibn Khaldoun quitte Biskra pour s'y rendre[79]. Mais le sultan déchu reconquiert son trône et Ibn Khaldoun reprend ses fonctions[105]. Il écoute également les réclamations des simples soldats et des fonctionnaires civils ou religieux[65]. Au XIIIe siècle, à la chute de la dynastie almohade qui avait marqué l'apogée de la civilisation médiévale maghrébine en unifiant cette région, une longue période d'anarchie et de misère débute[14]. Ceci lui permet d'être remis en liberté. Précision : Cette catégorie comporte uniquement la liste des chefs de guerre musulmans qui ont participé à l'histoire de la conquête musulmane. Parallèlement à ses activités d'enseignant, il poursuit ses travaux de recherche et écrit notamment sur la asabiyya et son rôle dans l'émergence et la chute des monarchies, s'appuyant pour cela sur l'étude de l'histoire égyptienne depuis l'époque de Saladin[105]. L'ancêtre de la famille était Othman ibn Bakr ibn Khalid, appelé Khaldoun, un Arabe yéménite parmi les conquérants qui partageaient la parenté avec le compagnon du Prophète Wail ibn Hujr et qui s'installèrent d'abord à Carmona puis à Séville. Les villages allaient s'agrandissant et certains de leurs membres se spécialisaient dans l'art de fabriquer ou de forger… Puis, le village est devenu une ville[135]. Abdelrahman ibn Mohammed ibn Mohammed ibn Al-Hassan ibn Jabir ibn Mohammed ibn ibrahim ibn Abdelrahman ibn Khaldoun, généralement connu sous le nom d'« Ibn Khaldoun » d'après un ancêtre lointain, est né à Tunis en 1332 dans une famille Andalouse de classe supérieure, d'ascendance Arabe[2]. Braudel appuie également l'affirmation de l'historien britannique Arnold Joseph Toynbee qui écrit dans Étude de l'histoire (A Study of History, 1934-1961) qu'Ibn Khaldoun a « conçu et formulé une philosophie de l'histoire qui est, sans doute, le plus grand travail qui ait jamais été créé par aucun esprit dans aucun temps et dans aucun pays »[125],[170]. Aucun, même s'il se rapproche de lui sur certains points, n'a eu l'esprit tourné vers des préoccupations aussi modernes »[166]. ». Le sultan de Fès Abou Inan Faris lui envoie, à la fin de l'année 1354, une lettre pour l'inviter à participer au Conseil des savants, une réunion littéraire qu'il préside[38],[43]. En 1396 commence le règne d'An-Nasir Faraj ben Barqouq, fils et successeur d'Az-Zahir Saïf ad-Din Barqouq[106]. En comparaison du Maghreb, Ibn Khaldoun se sent bien en Égypte[100]. Abou al-Abbas, en représailles, fait arrêter et maltraiter son frère Yahya et met sa famille sous surveillance[65],[71]. Cette histoire est divisée en sept tomes plutôt équilibrés dont le premier, la Muqaddima, est considéré comme une œuvre à part entière[117]. L'ancêtre de la famille est, selon lui, un Arabe yéménite qui partage une parenté avec Ouaïl Ibn Hodjr[note 1], un compagnon du prophète musulman Mahomet. Son œuvre traite pourtant aussi des sciences naturelles puisqu'il précise que la Terre a « une forme sphérique […] comme un grain de raisin », suivant en cela Ptolémée, astronome grec du IIe siècle[169]. Il est suivi par d'autres auteurs arabes dont l'animosité est telle qu'un responsable de l'éducation en Irak réclame en 1939 que « la tombe d'Ibn Khaldoun soit profanée et ses livres brûlés »[30]. Ibn Khaldoun prend soin toutefois de rester en bons termes avec Tamerlan[109]. De plus, certains dénoncent le fait qu'« un étranger de l'ouest » a d'aussi importantes fonctions[105]. Il se rend près de Biskra, dans la tribu amie des Beni Musni[65]. Le savant Katip Çelebi (1609-1657) cite souvent aussi bien le nom que les idées d'Ibn Khaldoun, alors que l'historien Mustafa Naima (1655-1716) est clairement influencé par Ibn Khaldoun pour rédiger son Histoire (Tarikh) et la préface de cette œuvre[154],[155],[119]. Il a conduisit son peuple dans le Sud-Ouest africain en 1885, pour lutter contre la colonisation allemande. Ibn Khaldoun se retrouverait alors sans protecteur, Abou Hammou Moussa II n'aurait plus de raison de le ménager tandis qu'à Fès, Grenade et Tunis, les souverains lui sont hostiles[86]. L'introduction, intitulée la Muqaddima (les Prolégomènes en français), expose sa vision de la façon dont naissent et meurent les empires. Ibn Khaldoun analyse ainsi les sociétés et le pouvoir central tels qu'ils sont et non pas tels qu'ils devraient être en fonction de normes religieuses[123], ni tels que l'on voudrait qu'ils soient[120]. ». Toujours selon Lacoste, Ibn Khaldoun choisit, en tant que condottiere, de « servir la cause qui au moment donné présente pour lui le maximum d'intérêt. En mars 1368, Ibn Khaldoun reçoit une lettre de ce sultan dans laquelle il lui propose un poste de chambellan[65]. Mais il faut attendre la seconde moitié du XXe siècle pour avoir deux traductions fidèles réalisées à partir du dernier manuscrit d'Ibn Khaldoun, daté par lui-même de 1402 et dans lequel il indique[162] : « C'est un ouvrage entièrement scientifique, qui forme un préambule ornemental à mon livre d'histoire. Mais il rejette catégoriquement toutes les légendes fondées sur l'astrologie et les croyances magiques, très en vogue à son époque. Ainsi, Ibn Khaldoun, estime selon Marcel Lebrun[172] que l'ensemble du processus d'enseignement et d'apprentissage se déroule en trois étapes progressives : une étape préparatoire pour familiariser l'étudiant avec la discipline et le préparer à en saisir les problèmes, une étape d'approfondissement de la discipline en sortant des généralités et en exposant tous les points de vue, une étape de consolidation et de maîtrise s'attaquant aux points les plus complexes. Abou Hammou Moussa II, après une première fureur, saisit l'intérêt qu'il a à satisfaire Wanzammar : Ibn Khaldoun est alors gracié[86]. Il souhaite donc retourner à Tunis et écrit au sultan Abou al-Abbas, qui a entre-temps conquis Tunis et qui lui répond favorablement[89]. La deuxième raison est d'ordre moral : dans de nombreux passages de son œuvre, il se montre très dur avec ceux qu'il dénomme les « traîtres » qui ont autrefois toléré la présence des chrétiens au lieu de préférer l'exil comme sa famille[58]. Mais Jean Mohsen Fahmy écrit ainsi en parlant de lui : « Sa science du fiqh (droit malékite) était grande, son esprit droit, son raisonnement imparable. Bien que cela puisse paraître totalement anachronique — il conviendrait d'ailleurs de bien prendre en considération la dimension religieuse des savoirs évoqués — Ibn Khaldoun semble être l'un des précurseurs de l'hypothèse de la construction sociale des connaissances, considérant notamment l'interaction sociale entre pairs et/ou experts comme l'un des éléments clés du développement cognitif de l'individu, ce qui n'est pas sans rappeler des modèles théoriques très actuels comme le conflit sociocognitif, le socio-constructivisme et la zone proximale de développement, l'apprentissage vicariant et la théorie sociocognitive ou encore l'apprentissage mutuel et l'étayage[176]. 22.03.2014 - ALGERIE ALGER - 554 - Types Indigènes - Grand Chef Arabe Pour Smaïl Goumeziane, ce projet était difficile à soutenir « pour un seul savant, aussi génial fût-il »[118]. Seulement, il ne trouve aucun navire pour le transporter et sa localisation est rapidement connue des espions mérinides qui en informent le sultan, qui donne l'ordre à sa cavalerie de l'arrêter[73]. Le Maghreb connaît une paix relative pendant que la chrétienté médiévale sombre bientôt dans la guerre de Cent Ans et la Grande Peste. En outre, il cherche à se consacrer plus longuement à la réflexion et ne cherche plus à avoir un rôle diplomatique ou militaire[87]. Après ce drame, Ibn Khaldoun s'enferme dans sa salle d'étude pendant plusieurs jours et refuse d'en sortir[28]. Il a en effet remarqué qu'à certains moments, les civilisations se trouvent dans des périodes charnières où elles manifestent à la fois des signes de décadence mais aussi de renaissance, ce qui était le cas pour le Maghreb à son époque[120]. ... donné le terme ‘amiral’ et est depuis longtemps porté en tant que titre de noblesse par les personnes importantes turques, arabes et musulmanes. Malgré sa réticence à quitter l'Égypte, le sultan An-Nasir Faraj ben Barqouq contraint Ibn Khaldoun à prendre part à une campagne contre le conquérant timouride Tamerlan, qui se dirige vers Damas alors qu'il a déjà pris Alep[106]. Il se lie alors d'amitié avec Ibn Zarzar, grand médecin et astrologue juif, qui habite au Ribat Al Yahoud, le faubourg des Juifs résidant à Fès[50]. Mais, rapidement, de nouvelles turbulences politiques apparaissent et Abou Salim Ibrahim est renversé par un autre prétendant au trône, ami d'Ibn Khaldoun, et à qui ce dernier s'est rallié à temps[50]. Deux ans plus tard, il est confirmé au poste de professeur de la nouvelle université Al Zahirya[105]. Se dessine alors la nécessité pour Ibn Khaldoun de créer une nouvelle science, celle du umran, dont l'objet central est la civilisation[118].