À la fin de la scène Cléante annonce à Élise qu'il a résolu de parler à son père, et s'il refuse de lui laisser épouser Mariane, de partir avec elle. …… Au début de la scène Harpagon est seul et parle tout haut : il se demande s'il a bien fait d'enterrer dans son jardin une somme de dix mille écus en or qu'il a reçue la veille. …… Cette scène est une extraordinaire réussite. Car, pour lui, ce ne peut-être que sans importance par rapport à ce qu'il a, lui, à leur dire. Ne vous alarmez point. Lui, qui était persuadé d'avoir à livrer une bataille extrêmement difficile, une bataille quasiment perdue d'avance, voilà qu'il semble avoir gagné avant même d'avoir seulement commencé à combattre. Il dit que La Flèche est un voyou, un « maître juré filou, vrai gibier de potence », qui veut l'espionner, faire courir le bruit qu'il a de l'argent et surtout le voler, 3 – Le valet est-il d'accord avec ce que lui demande son maître? Molière, L'avare: analyse L’édition utilisée est : Molière, L’Avare, présentation par Jean de Guardia, GF Flammarion, 2009. le nom de Mariane ne peut que plonger Cléante dans la stupeur. L’Avare, Molière Question 20 - Acte I, scène 4 - Pourquoi peut-on dire que pour l’avare, l’argent est une valeur en soi ? Cela ne peut manquer d'amuser le spectateur qui se souvient de l'ardeur passionnée avec laquelle Cléante a dépeint Mariane à sa sœur [5]. - Que ce serait un parti souhaitable ? Est-ce le mot, ma fille, ou la chose qui vous fait peur ? 2. le comique au niveau de la psychologie : l'avarice d'H. L'Avare est une comédie de Molière en cinq actes et en prose, adaptée de La Marmite (Aulularia) de Plaute [1] et représentée pour la première fois sur la scène du Palais-Royal le 9 septembre 1668 [2]. CLEANTE - Une fort charmante personne. Il entend alors la voix de son père et dit à Élise : « Ã©loignons-nous un peu pou achever notre confidence ; et nous joindrons après nos forces pour venir attaquer la dureté de son humeur Â». Les personnages s'écoutent mais ne se comprennent pas car Harpagon est obsédé par son argent et par la crainte d'être volé. Il ne traite pas donc pas son fils comme on traite sa fille : son fils, il lui « destine Â» une femme ; sa fille, il la « donne Â» à un mari. Ce choix paraît d'ailleurs tout à fait naturel dans la mesure où quel que soit le peu d'affection qu'Harpagon puisse nourrir pour Cléante, auquel sans doute il préfère encore Elise, il n'en est pas moins respectueux des traditions et croit devoir traiter le cas de son fils avant celui de sa fille. Il s'inquiète d'abord de savoir si ses enfants la connaissent, et, Cléante ayant répondu affirmativement, il lui demande ce qu'il pense de Mariane. Son étonnement n'a d'égal que le grand soulagement et l'immense joie qu'il ressent alors. Cet entretien qu'il redoutait tellement, dont il pensait qu'il serait terriblement difficile, plus difficile que tous ceux, pourtant toujours très tendus, qu'il avait jamais eus jusqu'ici avec son père, voilà que, par une sorte de miracle totalement imprévu, il se révèle plus facile qu'il n'aurait pu l'imaginer dans ses rêves les plus fous. ». Harpagon ne semblant guère désireux d'entendre ce que ses enfants ont à lui dire, Cléante prend le relais de sa sœur et intervient à son tour pour lui apprendre de quoi ils souhaitent lui parler. Harpagon entre en scène et dévoile sa nature. Fiche de 3 pages en littérature : Molière, L'Avare, Acte I scène 1 : commentaire. Car, lorsque Harpagon dit à Cléante « je suis bien aise de vous voir dans mes sentiments Â», il ne se doute nullement que c'est encore beaucoup plus vrai qu'il ne le pense puisque son fils est, comme lui, et plus que lui encore, amoureux de Mariane. - Les voilà.HARPAGON. L'avare est ennuyé par le manque de fortune de la jeune femme. 224-234. - Attends. Correction DS n°4 – Séquence : Le théâtre – 12 décembre. 2. HARPAGON - Oui, moi, moi, moi. Et le fait que cette jeune fille soit précisément celle qu'il veut épouser ne peut lui apparaître que comme le plus extraordinaire des miracles. On trouvera des remarques très pertinentes sur le quiproquo chez Molière dans la thèse de Gabriel Conesa, Le Dialogue moliéresque, PUF, 1983, pp. Mais Harpagon croit sans doute faire preuve de beaucoup de générosité en invitant son fils à en boire un « grand Â» verre. Notices & Livres Similaires l_avare acte 1 scene 3 les bacteries photosyntetique Notices Utilisateur vous permet trouver les notices, manuels d'utilisation et les livres en formatPDF. CLÉANTE, LA FLÈCHE. Justifiez votre réponse. Après avoir cru vivre le rêve le plus merveilleux, voici qu'il vit le cauchemar le plus horrible. Il fallait reproduire exactement ce...» Lire la suite. Au début Cléante avait, bien sûr, beaucoup de peine à croire que son père pût vraiment lui proposer d'épouser Mariane et la surprise l'emportait sur la joie. Aussi bien dira-t-il à Fosine que l'on n'épouse point « une fille sans qu'elle apporte quelque chose [15]». Il n'a pas besoin de plaider, il a à peine besoin de parler, il n'a qu'à approuver ce que lui dit son père qui se trouve être exactement ce qu'il voulait lui dire. Allez vite boire dans la cuisine un grand verre d'eau claire. Ce document a été mis à jour le 06/08/2009 Cléante est agacé par les sous-entendus égrillards de son père. Arrivent ensuite les marquis, Eliante et Philinte. Fiche de 3 pages en littérature : Molière, L'Avare, Acte I scène 1 : commentaire. Le riche et avare Harpagon a deux enfants : Élise, amoureuse de Valère, un gentilhomme napolitain au service de son père en qualité d'intendant, et Cléante, qui souhaite épouser Mariane, une jeune orpheline sans fortune. Harpagon : Hors d’ici tout à l’heure, et qu’on ne réplique pas.Allons, que l’on détale de chez moi, maître juré filou, vrai gibier de potence. Montre-moi tes mains.LA FLÈCHE. Il se garde bien pourtant d'ajouter quoi que ce soit et de porter le moindre un jugement sur Mariane. L'intrigante Frosine entre en scène, persuadant Harpagon que Mariane préfère les hommes âgés et qu'elle serait disposée à se marier avec lui. » 234-236). Citons seulement ce passage : « Ne trouves-tu pas, Toinette, qu'il est bien fait de sa personne ? La déconvenue de Cléante est particulièrement cruelle et c'est aussi ce qui la rend particulièrement comique. Non, il récuse toutes les accusations et ne veux pas sortir (« pourquoi me chassez-vous? Il a le souffle coupé, ne peut plus finir ses phrases, s'exprime par monosyllabes et en est réduit à se retirer précipitamment : « Euh ? Il est finalement chassé. Je sais ce qu'il faut à tous deux ; et vous n'aurez ni l'un ni l'autre aucun lieu de vous plaindre de tout ce que je prétends faire. Acte III »). Harpagon a beaucoup d'imagination lorsqu'il s'agit d'inventer des moyens de faire des économies, et fait l'objet des plaisanteries de ses voisins qui inventent toutes sortes de fables à ce sujet, comme nous l'apprendra plus loin Maître Jacques [10]. Il ya quiproquo parce qu'Harpagon croit que Valère lui parle de sa cassette alors qu'il lui parle de sa fille tandis que Valère croit qu'harpagon lui parle de sa fille alors qu'il lui parle de sa cassette. Elle constitue le sommet du quiproquo. …… « Et c'est de mariage aussi que je veux vous entretenir Â» Harpagon semble derechef s'amuser de cette nouvelle coïncidence (« aussi Â»). L'Avare de Molière Acte II scène 5 Harpagon et ... Discours Corona : Je décrypte la gestuelle d'Emmanuel Macron - Analyse #13 - Duration: 25:03. Mais, dans l'hypothèse où son père Harpagon envisagerait réellement de donner Mariane à Cléante, cette conduite inattendue s'expliquerait alors assez aisément par le fait qu'elle est pauvre. …… Rien de plus désopilant, en tout cas, que ce dénouement du quiproquo à la fois si surprenant et si naturel, que cette révélation à la fois si inattendue et si parfaitement amenée. A partir de la ligne 33, les répliques sont courtes et s'enchainent rapidement. Voilà un pendard de valet qui m’incommode fort; et je ne me plais point à voir ce chien de boiteux-là. La formule se révèle donc a posteriori tout à fait plaisante. Quel trait de caractère du maître est ainsi mis en évidence? Dans le second cas, il y a, bien sûr, un effet de surprise pour le spectateur lorsque le quiproquo est levé, qui n'existe pas dans le premier. Et, de nouveau, il se comporte comme se serait comporté son fils, s'il l'avait laissé s'exprimer. À vrai dire, on ne le comprendra qu'a posteriori, une fois qu'il aura révélé ses projets. Il entre sur scène et se lance dans un monologue désespéré. Car, malgré la joie qui l'a envahi, il juge prématuré de laisser paraître ses sentiments, et, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas tort. Sans doute Hapargon n'est-il pas de ceux qui se préoccupent beaucoup de l'avenir de leurs enfants, mais un homme aussi maladivement attaché à l'argent peut difficilement envisager de choisir pour belle-fille une jeune fille totalement dénuée de fortune sans que cela lui pose quelques problèmes. Et, en d'autres circonstances, il aurait, bien sûr, protesté avec la plus grande véhémence contre une affirmation aussi scandaleuse, alors qu'il se contente d'exprimer brièvement son désaccord : « Pardonnez-moi, pardonnez-moi. Une jeune fille qui mérite que l'on songe à elle n'est pas nécessairement une jeune fille à qui l'on pense pour un mariage. …… La première question d'Harpagon restait d'ordre très général. Il semble s'amuser de la coïncidence : ils ont tous les deux quelque chose à lui dire et lui a « aussi Â» quelque chose à leur dire à tous les deux. Son père vient d'annoncer qu'il est venu parler de mariage à ses enfants, et, après avoir dit qu'il fallait bien « commencer par bout Â», il prononce alors le nom de Mariane. Comment n'aurait-il pas alors l'impression que le sol se dérobât sous lui ? Il n'a certainement jamais trompé sa femme et, même s'il est sensible à la grâce et à la jeunesse de Mariane, il n'en reste pas moins qu'il aime encore plus l'argent, comme Frosine le dira à la jeune fille [16]. Harpagon lui réplique qu'il ferait bien mieux de placer l'argent qu'il gagne au jeu et se met à évaluer la valeur de la perruque et des rubans que porte Cléante et le prix qu'il pourrait en tirer de cette somme en la plaçant ; Cléante qui pense que le moment est mal choisi pour se quereller avec son père lui réponde : « Vous avez raison Â». ACTE II, scènes 3 et 4 : Justifiez l'emploi de ces modes. Qu'en toute sa personne un haut mérite brille, Est-ce le mot, ma fille, ou la chose qui vous fait peur ? Et, de fait, Harpagon y pensait sans doute depuis quelque temps déjà et le désir d'épouser Mariane l'a poussé à précipiter les choses, Mais s'il a vite trouvé une solution pour sa fille, il vient seulement de réussir à caser Cléante. A quel autre usage de l’argent s’oppose-t-il ? HARPAGON - Il y a une petite difficulté c'est que j'ai peur qu'il n'y ait pas avec elle tout le bien qu'on pourrait prétendre. - Elle sait que son père ne sera pas en accord, elle cite les reproches d’une famille et les censures du monde, mais la grande raison est qu’elle a peur qu’il va changer ses idées et … Pour la première fois sans doute, il semble y avoir entre le père et le fils une entière convergence de vues, une totale harmonie, une parfaite union. Et, bien sûr, il a d'abord beaucoup de mal à y croire. LA FLÈCHE.-Votre père amoureux ? Outre ceux de la scène 4 de l'acte I et de la scène 7 de l'acte V, on trouve un quiproquo entre Cléante et Harpagon à la scène 5 de l'acte IV, qui tient au fait que Maître Jacques, à la scène précédente, a artificiellement réconciliés Cléante et Harpagon en allant de l'un l'autre leur parler en aparté et en affirmant à chacun d'eux que l'autre était prêt à lui céder Mariane. ACTE II, scènes 3 et 4 : Cléante peut donc facilement imaginer que son père puisse être très gêné de lui donner pour épouse une jeune fille sans aucun argent. Et lorsque, à la scène 5 de l'acte II, Frosine, après avoir affirmé que Mariane ne s'intéressait en aucune façon aux jeunes gens et n'était attirée que par les vieillards, ajoutera pour le flatter : « Trouver la jeunesse aimable ! Ils reviennent tous deux en scène au début de la scène 4 après le départ de la Flèche. On n’est pas peu embarrassé à inventer, dans toute une maison, une cache fidèle; … […] Que dites-vous de Tartuffe notre hôte ? ». Il l'est encore plus qu'il l'interroge explicitement sur son physique. L’Avare ACTE I Scène 4. Ligne 7 : "Sors vite" et ligne 12 : "Va-t'en"... sont des verbes au mode impératif (à valeur d'ordre). Il est si heureux que, pour un peu, il en sauterait au cou de son père. HARPAGON - Et qu'un mari aurait satisfaction avec elle ? Extrait n°1 - Acte I, scène 4 : « De l’exposition à une opposition » Tandis que les trois premières scènes servent à présenter tour à tour les intrigues amoureuses des deux enfants, puis toute la méchanceté et la mauvaise foi d’Harpagon dans le face à face C'est, d'ordinaire, le dernier des soucis d'un père moliéresque lorsqu'il décide de marier son fils. La première scène entre Élise et Valère, nous a fait découvrir les amours et les personnalités des deux jeunes gens et nous a déjà instruit de l'avarice d'Harpagon et de la tyrannie qu'il exerçait sur ses enfants. …… Harpagon se comporte comme se comporterait le meilleur des pères qui, sachant que son fils est amoureux de Mariane et veut lui annoncer qu'il désire l'épouser, devinerait son embarras et ses inquiétudes et voudrait tout de suite le rassurer tout en s'amusant à faire attendre un peu la bonne nouvelle, et il se comporte en même temps comme se comporterait un sadique particulièrement pervers qui prendrait un odieux plaisir à faire naître et à faire grandir les espoirs de son fils jusqu'à ce qu'il ne se sente plus de joie avant de les réduire brutalement à néant. Qu'avez−vous à me dire ? - Hé que nous importe que vous en ayez, ou que vous n'en ayez pas, si c'est pour nous la même chose ?HARPAGON. Le rythme est enlevé ce qui augmente l'effet comique de la scène sur le spectateur. La chute est d'autant plus brutale que la montée, elle, avait été progressive. ... (ce qui annonce le vol de la cassette de la scène 6 de l’acte IV). » » – Cela est sûr. [11] Il dira tout à l'heure à Mariane : « Je vois que vous vous étonnez de me voir de si grands enfants, mais je serai bientôt défait de l'un et de l'autre Â» (acte III, scène 6). La première scène entre Élise et Valère, nous a fait découvrir les amours et les personnalités des deux jeunes gens et nous a déjà instruit de l'avarice d'Harpagon et de la tyrannie qu'il exerçait sur ses enfants. Ce commentaire littéraire propose une analyse approfondie de la scène 4 de l’acte V du Misanthrope de Molière, avec le texte étudié, une mise en contexte et le commentaire en lui-même, structuré en différentes parties.Des clés pour mieux comprendre quelques-uns des enjeux essentiels de cette comédie à tonalité sombre. - Mais pour quelles raisons lui faire mystère de votre amour ? Bien entendu, il ne s'inquiète aucunement du malaise de Cléante : « Cela ne sera rien Â». 4. La deuxième scène entre Cléante et Élise nous a révélé les sentiments que le jeune homme nourrissait pour Mariane et informés de la condition de la jeune fille. [12] « Vous êtes-vous engagé, mon frère, avec celle que vous aimez ? La nature, ma sœur, n'a rien formé de plus aimable ; et je me sentis transporté dès le moment que je la vis. Je tremble qu'il n'ait soupçonné quelque chose de mon argent. Elle se nomme Mariane, et vit sous la conduite d'une bonne femme de mère, qui est presque toujours malade, et pour qui cette fille aimable fille a des sentiments d'amitié qui ne sont pas imaginables. SCÈNE IIIHARPAGON, LA FLÈCHE.HARPAGON. CLÉANTE.-Comment va notre affaire ? Car il aurait évidemment cessé, si Cléante avait dit : « Ah ! CLEANTE - Cela s'entend. On ne sait pas qu'Harpagon veut épouser lui-même Mariane. …… Loin de s'inquiéter si peu que ce soit, Harpagon est tout réjoui par cet incident qui le confirme dans son opinion que les jeunes gens sont plus fragiles que les vieillards : « Voilà de mes damoiseaux flouets, qui n'ont non plus de vigueur que des poules Â». Mise en contexte (1 pages) Quelques éclairages pour mieux aborder l’analyse de l’extrait. …… Élise ne connaissant pas Mariane, c'est au seul Cléante que va désormais s'adresser Harpagon : « Comment, mon fils, trouvez-vous cette fille ? MOLIERE L'Avare Acte I, scène 3. traître que tu es, où t’es-tu donc allé fourrer ? Le mot suppose une possibilité de dialogue, d'échange de points de vues entre le père et les enfants qui n'est assurément pas dans les habitudes des pères moliéresques. On devine, en effet, que, dans son esprit, c'est lui et lui seul qui peut savoir ce qu'il faut à ses enfants. Quant à Cléante, il est à mille lieues de se douter que son père partage ses sentiments pour Mariane. Il dit qu'il ne sait même pas si son maître a de l'argent et que cela lui est égal. Il est d'ailleurs totalement levé par la question suivante, le mot « parti Â» levant toute ambiguïté. Elle la sert, la plaint, et la console ace une tendresse qui vous toucherait l'âme. Les questions qu'Harpagon va poser à Cléante sont d'autant plus surprenantes qu'il a commencé par dire à ses enfants : « Je sais ce qu'il faut à tous deux et vous n'aurez ni l'un ni l'autre aucun lieu de vous plaindre de ce que je prétends faire Â». Il choisit donc de se retirer pour éviter que son père ne devine la vérité et garder ainsi plus de liberté d'action, comme il l'expliquera plus loin à La Flèche : « J'ai découvert que mon père est mon rival et j'ai eu toutes les peines du monde à lui cacher le trouble où cette nouvelle m'a mis Â». - Très souhaitable. Et, de fait, lorsque Harpagon annoncera à Élise quel mari il lui a choisi et quelle femme il destine à son fils, il se contentera d'une seule et courte phrase sèche et ne se souciera en aucune façon de l'opinion d'Élise. Ils sont à mille lieues de soupçonner un seul instant qu'il puisse s'agir aussi d'un autre mariage et encore moins que ce mariage puisse être celui de leur père. - Non, coquin, je ne dis pas cela. Monologue d’Harpagon dans L’Avare de Molière (Acte IV, scène 7) – La cassette Estampe de F. Pierdon. Dans le premier cas, le spectateur est conscient du quiproquo parce qu'il connaît tous les éléments de la situation, tandis que les personnages entre lesquelles se produit le quiproquo en ignorent certaines données C'est ce type de quiproquo que l'on rencontre à la scène 3 de l'acte V entre Harpagon et Valère [2]. - Comment ? Que veulent dire ces gestes-là ? C'est parce qu'il a décidé d'épouser Mariane bien qu'elle soit pauvre qu'Harpagon a décidé de se débarrasser de ses enfants en les mariant [11]. …… Et, de nouveau, il parle exactement comme Cléante aurait parlé pour apprendre avec ménagement à son père que sa fiancée n'avait pas de fortune. Il souhaite, comme lui, épouser une jeune fille pauvre, et, comme lui, il doit affronter un vieillard avare. Et il est plaisant d'observer que, ce faisant, il se comporte comme Angélique dans le Malade imaginaire qui ne cesse d'inviter Toinette à chanter avec elle les louanges de Cléante [8]. Ce document a été mis à jour le 06/08/2009 Quel effet cet enchaînement produit-il sur le spectateur? L’Avare L’Avare est une comédie de Molière datant de 1668 de 5 actes. Il croit comprendre que, si Harpagon a tant tourné autour du pot, c'est parce qu'il avait peur que son fils ne considérât cette pauvreté comme un obstacle insupportable. Et c'est alors que soudain tout s'éclaire et tout s'écroule en même temps. …… Pleinement satisfait des réponses de Cléante, Harpagon ne va plus désormais lui poser des questions parfaitement neutres qui ne préjugent pas de ses réponses. Il n'a pas plus envie d'épouser la femme qu'on lui destine qu'Élise le mari à qui on la donne. Quant à ton frère, je lui destine une certaine veuve dont ce matin on m'est venu parler; et pour toi, je te donne au seigneur Anselme. Il semble être d'humeur gaillarde, voire quelque peu égrillarde, ce qui ne correspond guère à l'image que l'on a pu se faire de lui jusqu'ici. L’Avare, Molière Question 20 - Acte I, scène 4 - Pourquoi peut-on dire que pour l’avare, l’argent est une valeur en soi ? Et, s'il a au début quelque peine à croire à une chose à laquelle pourtant il a tellement envie de croire, ses doutes se dissipent rapidement et la joie l'emporte de plus en plus sur l'étonnement. Quel trait de caractère d'Harpagon est ainsi mis en évidence? Il ne s'attendait évidemment pas à ce que son père lui destinât une jeune fille de son âge et encore moins une jeune fille pauvre. - Hé bien, je sors.HARPAGON. HARPAGON - Comment ? Une violente dispute oppose alors les deux hommes. Scène 5 : Mariane découvre enfin le visage de son futur mari, l’avare. Il aurait, lui aussi, eu recours à la litote pour évoquer la pauvreté de Mariane, et l'aurait lui aussi, présentée comme probable plutôt que comme certaine. Si son père avait répondu à ses premières questions comme lui-même a répondu aux siennes, Cléante aurait évité, lui aussi, d'aborder la question du mariage de manière trop directe, et si son père lui avait de nouveau répondu de la même façon, il ne serait pas senti de joie et aurait, lui aussi, voulu faire durer quelque peu le plaisir tellement inattendu, tellement incroyable d'entendre son père approuver son choix. [5] Acte I, scène 2 : « Une jeune personne qui loge depuis peu en ces quartiers, et qui semble être faite pour donner de l'amour à tous ceux qui la voient. (3 points). Il trouve que son fils va trop loin. L'Harpagon amoureux, qui souhaite trouver un allié pour l'aider à triompher de l'Harpagon avare, ne pouvait, en effet, pas trouver mieux que Cléante, lui-même amoureux de Mariane. Car il n'avait assurément pas l'intention d'annoncer tout de go à son père qu'il voulait épouser Mariane. Pour elle, il est prêt à refaire la guerre dans le camp de ses ennemis et contre ses anciens alliés.

l'avare acte 1 scène 4 analyse 2021